
LE REGARD
Deux rives, un même regard
SUKē est née d'une rencontre. Tianming Su a grandi dans le Sichuan, Alexandre Crenn à Paris. Deux parcours, deux langues, et une même conviction : la Chine est une civilisation d'une richesse immense, que l'Occident regarde encore trop souvent à travers ses préjugés.
De cette rencontre est né un projet simple à dire et long à accomplir : faire de la soie un pont. Unir la mémoire chinoise de cette matière à une certaine idée française de la retenue, et créer des pièces contemporaines qui portent un récit plutôt qu'un ornement.
C'est pourquoi nos carrés portent la mention « Made in China » sans la dissimuler. Chez nous, elle n'est pas une origine que l'on tait, mais une intention que l'on signe.
La soie dépasse l'idée d'un simple accessoire. C'est un art de la porter, une œuvre, un vecteur vivant de transmission.
Qín Yuèbīn, artiste de la collection Route de la Soie

Le dessin
Un dialogue de traits
Chaque collection commence par un thème choisi à Paris : un paysage, un symbole, un fragment d'histoire. Nous collaborons ensuite avec des artistes, qui le traduisent dans leur propre langage. La collection Route de la soie est née ainsi, des croquis de Qín Yuèbīn.
Ce dialogue prend du temps. Les dessins vont et viennent, se précisent, se simplifient, jusqu'à ce que le motif trouve sa place dans le cadre exigeant du carré, où chaque ligne doit encore vivre une fois le foulard plié et noué.
Nous voulons aussi que ces artistes y trouvent une scène. Celle ou celui qui noue un carré SUKē porte leur regard sur le monde autant que le nôtre.

La matière
La soie de Hangzhou
Nous travaillons exclusivement avec de la soie naturelle issue des vers à soie du mûrier (bombyx mori). Nous la sélectionnons avec attention, afin qu'elle soit assez dense pour offrir de la tenue, assez fine pour retenir la lumière, qu'elle tombe avec légèreté et se noue sans raideur. Aucune fibre synthétique ne s'y mêle.
Nos pièces sont fabriquées dans des ateliers de la région de Hangzhou, l'un des grands foyers de la soie chinoise depuis plus de mille ans, par un atelier choisi pour la finesse de son tissage et la précision de ses couleurs.
Les machines d'aujourd'hui y prolongent des gestes transmis depuis des générations. Certains gestes restent pourtant entre les mains : le roulotté des bords, le contrôle de chaque pièce, cette attention qui ne se mesure pas et qui se sent au toucher.